Mission Zéro Déchets

Je me suis toujours sentie concernée par l’écologie. Ayant grandi dans une maison avec le maquis Corse comme jardin, proche d’animaux de toutes sortes, j’estime que la nature a joué rôle très important dans mon apprentissage de la vie, et ne peux absolument pas imaginer un monde où cela n’existerait plus, où mon maquis serait trop pollué ou abimé pour que les futures générations ne le découvre à leur tour.

Pour un monde Zéro déchets
J’ai donc toujours fait plus ou moins attention aux arbres, aux plantes, aux animaux en général. Je ne cueille pas les espèces protégées et évite de couper les autres pour rien. Je m’arrête sur le bord de la route pour faire traverser les tortues ou les hérissons. Je ne jette jamais de papiers par terre et j’essaie de laisser les endroits où je vais plus propres que lorsque j’arrive… Et puis je trie, autant que possible. Mais petit à petit, j’ai réalisé que cela était très très loin de suffire.
Cette année, pour la énième fois consécutive, il y a eu une crise des déchets en Corse. Les décharges sont surchargées, les gens ne trient pas, ils consomment sans modération et tout se retrouve entassé ou enfoui dans le sol de notre magnifique île. Ce sol, il devrait servir à faire pousser la vie, et pas à entreposer des objets « morts » qui vont rester là pendant des décennies. Quand je pense que nous payons des impôts pour traiter ces restes inutiles, alors que juste en choisissant mieux ce que l’on achète et en faisant l’effort de trier, nous pourrions à la fois protéger notre terre et limiter ces coûts ridicules…
Voilà ce qui m’a fait m’engager dans une nouvelle mission, auto-attribuée : limiter au maximum mes déchets. J’avoue commencer à tâtons : en Corse, la grande distribution domine largement. Avec nos 300 000 habitants, personne n’a encore eu le cran d’ouvrir une épicerie vrac ou un Biocoop. Heureusement, il y a pas mal de petits producteurs : fromages, charcuterie, huile d’olive, légumes… Je commence donc par ça : changer ma façon de faire les courses. Depuis l’été dernier, je m’arrange pour acheter mes légumes au producteur bio de mon village, le Domaine Agricole de Valle. Mon huile d’olive est produite localement et est également bio. J’ai troqué mon Benco – chocolat en poudre préféré depuis 1992 – pour du chocolat en poudre bio et équitable, après avoir regardé l’épisode du Dessous des Cartes qui parlait de la pénurie de cacao à venir.

Journée portes ouvertes au domaine agricole de valle. #domainedevalle #bio #legumes

Une photo publiée par Nofoodnobottle (@nofoodnobottle) le


J’ai arrêté d’acheter du pain de mie Harris pour passer chez le boulanger acheter ma baguette tradition 2 fois par semaine. J’ai réduit mes achats de viande – car oui, je mange de la viande – en grande distribution au maximum, et je vais maintenant chercher ma viande chez le boucher, en tachant de favoriser les productions locales et artisanales, celles où les animaux ne vivent pas toute leur vie sur des caillebotis.

En gros, j’ai fait pas mal de petits efforts, dont je vous parlerai un peu plus par la suite, mais il reste encore pas mal de mauvaises habitudes à faire disparaître…

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