Edimbourg et son Royal Mile

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une ville que j’ai adorée dès le premier coup d’œil : Édimbourg, la capitale Écossaise ! Je pourrais vous raconter tout ce que je sais de cette ville en un article, mais je pense que beaucoup de détails intéressants seraient avalés dans le processus de résumance (oui je sais, j’invente des mots, mais je le vis bien !). Je vais donc me concentrer sur la partie la plus riche en histoire de la ville : le fameux, splendide et très célèbre Royal Mile.

Centre Historique d’Edimbourg

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, le Royal Mile est la rue – ou plutôt la succession de rues – principale de la partie historique d’Edimbourg. Elle relie deux imposants châteaux : le château d’Édimbourg, situé en haut du Royal Mile, et le château d’Holyrood ou Holyrood Palace. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un seul mile, soit environ 1,6 kilomètres pour nous, chanceux utilisateurs du système métrique. Les différentes rues qui le composent sont Castle Hill, (au bout de laquelle se trouvent, comme vous l’aurez deviné, l’esplanade et le château d’Édimbourg), the Lawnmarket, dont le nom vient en réalité de « Landmarket », High Street, sur laquelle vous trouverez la Cathédrale St Giles, Canongate (ma partie préférée !) et Abbey Strand.

Pour moi, parcourir ces rues, c’est un peu comme voyager dans le temps. Le château d’Édimbourg lui-même date du 12ème siècle, mais le volcan (éteint, n’ayez pas peur) sur lequel il a été construit a été occupé depuis environ -600 avant notre ami JC. Le château d’Holyrood, lui, date des 16ème et 17ème siècles. Déjà, vous avez là un bond de plusieurs siècles en 1,6 km ! Mais ce n’est pas tout : les maisons, les « wynds » et les différents « closes » datent eux aussi de périodes différentes ! Si au 19ème siècle un incendie a éliminé pas mal de bâtiments, certains datent encore du 15ème siècle et même du Moyen-Âge, et ça se voit. Un immeuble en particulier, dont je ne retrouve malheureusement pas le nom, date, d’après le guide qui m’a fait découvrir la ville, du Moyen-âge. C’est apparemment le seul qui reste de cette période. Vous pourrez le reconnaître assez facilement puisqu’il est très étroit et a un style différent des autres immeubles qui l’entourent. Si vous y allez, regardez bien, vous le trouverez ! Le reste date donc du 19ème siècle, mais cela reste tout de même dépaysant car c’est une architecture différente de celle que l’on a en France.

L’Ovni du bas de la rue – j’ai nommé le « nouveau » Parlement Écossais, fait lui aussi faire un bond dans le temps, mais vers le futur cette fois. Cet étrange bâtiment contraste définitivement avec l’architecture qui l’entoure, mais n’est pas non plus totalement désagréable à regarder. D’ailleurs, si vous voulez, il se visite !

Les visites

Avant de visiter le Parlement cependant, je vous conseillerai deux ou trois petites choses à voir sur le Royal Mile :

L’incontournable Edinburgh Castle

le château d'Edimbourg vu depuis le toit de la Camera Obscura, en haut du Royal Mile

Ok, les visites historiques, c’est parfois un peu barbant (même pour moi), mais celle-ci vaut vraiment le coup d’œil ! Déjà, il y a une super vue sur la ville depuis la cour intérieure. Ensuite, on peut voir les joyaux de la couronne Écossaise et en apprendre plus sur les personnages importants qui ont marqué l’histoire du pays, comme Mary Queen of Scots et Bonnie Prince Charlie. Enfin, tous les symboles, les dorures, les canons, les vitraux, et bah ça pète la classe ! Prenez l’audioguide si vous voulez comprendre quelque chose. L’entrée est assez chère, £13,20 lorsqu’on est étudiants, soit environ 17€. Outch me direz-vous ! Mais si vous êtes en Écosse pour 5 jours par exemple, vous pouvez profiter de l’Explorer Pass. Il coûte £24 mais vous donne accès à 77 monuments historiques gratuitement, dont le château d’Édimbourg et celui de Stirling (£11,60 l’entrée, tarif étudiant). Si vous ne faites rien que ces deux valeurs sûres, le pass est remboursé. En plus, il vous permet de bénéficier de -20% sur l’audioguide au château d’Édimbourg. Je vous conseille donc de regarder si ça matche avec vos visites ! Il est disponible à l’impression à la maison, et vous pourrez le trouver sur le site d’Historic Scotland.

Je n’ai malheureusement pas vraiment de photos de l’intérieur à vous montrer puisque le jour où j’y ai été il s’est mis à pleuvoir juste quand je finissais de payer mon ticket d’entrée (lucky me !). Je vous épargne donc les photos de la supposée splendide vue sous une tonne de brume et de nuages.

Canon au chateau d'Édimbourg, Écosse

St Giles’ Cathedral

À visiter premièrement, parce que c’est gratuit. Et deuxièmement, parce que c’est joli ! Je n’ai pas pu prendre de photo la dernière fois parce qu’il faut payer un permis et que je n’avais pas de monnaie sur moi, mais il y a de jolis vitraux dans cette cathédrale. Je ne m’y connais pas réellement moi même en architecture religieuse, donc vous laisse faire vos recherches de votre côté si vous attendez un peu plus qu’un « c’est joli » pour être convaincu !

Cathédrale St Giles sur le Royal Mile, Édimbourg

Camera Obscura

Camera Obscura, c’est un petit musée autour des illusions d’optique, de l’image et de la lumière. Nous y avions été avec mes frères lors de notre premier passage à Édimbourg et nous avions beaucoup aimé ! Il est vrai que nous aimons beaucoup l’image en général, la magie et les illusions, ce qui aide un peu. Aussi, la vue depuis le toit est fantastique, surtout lorsque le soleil se couche. On voit toute la ville, de là-haut ! L’activité phare de la Camera Obscura est une chambre noire (comme son nom l’indique) dans laquelle la ville d’Édimbourg se reflète inversée, comme à l’intérieur d’un appareil photo. Cette partie est géniale pour ceux qui, comme moi, aiment s’amuser à photographier ce qui les entoure.

Scotch whisky experience

Pour moi, cette attraction autour du Whisky n’est à visiter QUE si vous n’avez pas l’occasion de pouvoir visiter une authentique distillerie lors de votre passage en Écosse. Ce tour ne vous apprendra rien de plus qu’une distillerie et vous coûtera plus cher. Seul passage un peu sympa, la salle où plusieurs centaines de bouteilles sont présentées dans les vitrines. Vous pouvez très bien en avoir un aperçu en entrant directement par le bar / boutique.

La visite guidée avec Mercat tours

Un soir, nous avons voulu tester les « ghost tours » d’Édimbourg. En effet, la ville est connue pour son sombre passé, ses fantômes, ses histoires de torture et ses tueurs en série. Comme elle est construite sur plusieurs niveaux (ce que je trouve d’ailleurs absolument génial parce qu’on ne s’en rend pas compte si on ne regarde pas aux bons endroits) la ville historique comprend des voûtes souterraines, qui ont été abandonnées pendant plusieurs siècles et qui se prêtent particulièrement bien à ce genre de visites. Nous avons donc réservé une visite guidée de ces voûtes auprès du tour opérateur leadeur de la ville, Mercat Tour.

Sur le papier, je m’attendais à quelque chose d’épatant. En visitant les souterrains hantés de la ville d’Édimbourg, même si je ne crois pas aux fantômes, je m’attendais à sortir enrichie de dizaines d’anecdotes historiques que je pourrais raconter encore et encore. Que nenni. Malheureusement, entre deux anecdotes historiques, nous avions droit à 12 fables du genre « attention, on voit souvent un fantôme dans cette partie des voûtes ». Bon, notre guide, Martina, était très marrante (même si un peu exubérante) et en savait pas mal sur son sujet, mais je pense que nous avons juste choisi une visite trop « touristique », dans le sens où je préfère les visites un peu plus axées culture que divertissement. Pour ceux qui veulent se marrer un coup et qui sont sensibles aux histoires de spectres, n’hésitez pas, c’est sympa. Mais ne vous attendez pas vraiment à un résumé historique des drames survenus dans la ville.

La partie extérieure de la visite, en revanche, m’a bien plu, mais la taille du groupe et les simulations de tortures utilisant des figurants participants à la visite m’ont un peu refroidie. Les tours peuvent en effet accueillir jusqu’à 30 personnes, et pour moi c’est trop pour avoir une expérience « authentique ». Choisissez peut-être un autre tour opérateur qui propose des visites plus intimistes. Je pense que cela aurait également fait plus d’effet si, au fin-fond des voûtes sombres et humides, nous n’avions été qu’une dizaine maximum et non pas 20.

Les Escape Games

J’ai déjà consacré un article à cette activité sur ce blog, mais petit rappel tout de même. Ce jeu, dont le but général est de résoudre des énigmes pour sortir d’une pièce, s’appuie souvent sur une anecdote ou une partie de l’histoire de la ville où la pièce se trouve. Du coup, c’est pour moi une bonne façon de s’amuser, de rencontrer des gens et d’en apprendre plus sur l’endroit. Dans une rue adjacente au Royal Mile se trouve une salle que mon copain et moi avons adoré : Escape Hour. Je vous laisse voir la description de celle-ci dans l’article cité précédemment.

Les boutiques :

Le Royal Mile Market

Le Royal Mile market est situé dans une ancienne église, la Tron Kirk. Il est ouvert tous les jours et comprend une quinzaine de stands qui proposent différents produits et notamment des produits Écossais (mais pas que, malheureusement), ainsi qu’un café dont les gâteaux ont l’air très très sympathiques (comprenez : que j’aurais adoré goûter si je ne venais pas de manger un autre gâteau sans grand intérêt 10 minutes plus tôt). J’ai adoré le stand de savons et produits de beauté faits-main (je n’ai rien acheté parce que j’ai déjà tout ce qu’il me faut et que j’évite d’acheter n’importe quoi juste pour le stocker chez moi et ne pas m’en servir, mais pour un cadeau ou si vous n’avez plus de savon dans la salle de bain de la chambre d’amis, n’hésitez pas). Tous les produits vendus sur ce stand étaient à base de plantes locales et sentaient très bon ! Il y a aussi un petit magasin qui vend de très jolis totes-bags, pour ceux qui comme moi refusent les sacs plastiques et n’ont jamais assez de ces sacs en toile stylisés, ainsi que des chapeaux, des bijoux, et des t-shirts avec des imprimés plutôt marrants dont certains en bambou !

C’est un endroit très agréable, ne serait-ce que pour du lèche vitrines, et l’entrée est gratuite donc n’hésitez pas à y faire un saut. Et si vous avez la chance de goûter ces petits gâteaux, un feedback serait grandement apprécié ! 😉

Le Royal Mile Market à Édimbourg

Les boutiques de souvenirs

Le Royal Mile étant la partie la plus touristique de la ville, ne vous étonnez pas des centaines de boutiques de cachemire et d’écharpes décorées aux motifs des tartans écossais. Ne vous étonnez pas non plus de trouver des prix trop élevés pour une qualité très faible voire made in China par des enfants de 6 ans. C’est normal, nous vivons dans le temple des choses inutiles que l’on achète pour jeter 3 mois plus tard. Cependant, dans ce lot de vendeurs de pacotilles et de bouteilles de whisky au prix 3 fois plus cher que n’importe où ailleurs, je suis tombée sur quelques magasins de qualité.

Il y en a un en particulier que j’ai aimé. Il se situe dans la rue du Canongate, sur la gauche lorsqu’on regarde vers Holyrood (donc dos au château), après la maison de John Knox. Son nom, c’est Cranachan & Crowdie. Ils ne vendent QUE des produits faits en Écosse, avec dans le lot pas mal de produits artisanaux, dont des poteries, des étoles, des biscuits, des savons, des sculptures et de nombreuses, très nombreuses autres choses. Cette boutique a également un site internet et il est possible de se faire livrer si par hasard vous êtes en manque de shortbread et que vous n’en trouvez pas par chez vous.

Autre magasin où l’on trouve des produits de qualité, mais un peu plus industriel dans l’ensemble, c’est Taste of Scotland. Plein de couleurs dans ce magasin où vous serez sûrs de trouver au moins une chose à ramener en souvenir. En revanche, tout n’est pas fait en Écosse alors soyez vigilants si, comme moi, vous préférez contribuer à l’économie du pays que vous visitez plutôt qu’au porte-monnaie d’un businessman quelconque qui profite de main d’œuvre pas chère pour produire des objets faussement identitaires.

Manger :

Ceux qui me connaissent savent que pour moi, manger de bonnes choses, c’est important. Alors voici les adresses qui m’ont plu sur le Royal Mile :

Deacon’s House :

Ce petit café est tenu par des français, ce qui rend les pâtisseries forcément meilleures qu’ailleurs ! – Chauvinisme quand tu nous tiens. Blague à part, les gâteaux sont en effet vraiment bons et vous trouverez là-bas des recettes bien britanniques, telles que le crumble ou le fameux shortbread millionnaire (ou « twix  maison» pour les intimes), ou encore les scones. Vous pouvez également y déjeuner, et à l’odeur de la soupe j’ai bon espoir qu’elle soit bonne ! Petit bémol pour les gens accros au téléphone comme moi : leur réseau wi-fi est en carton. Mais en contrepartie la salle est jolie et installée dans un ancien atelier plein de cachet.

Le Monteith’s :

Le Monteith’s est un très beau restaurant et bar à cocktails dont l’entrée se situe dans une ruelle sur la gauche avant la maison de John Knox (et pour ceux qui ne savent pas où est la maison de John Knox que je cite pour la seconde fois, voyez ici. Aussi, pour ceux qui veulent savoir qui est ce fameux John Knox, personnage qui a marqué l’histoire de l’Écosse et dont la tombe se trouve aujourd’hui dans le parking du parlement écossais, derrière la cathédrale St Giles, c’est ici).

Ce restaurant est juste une tuerie. Je n’ai jamais mangé de viande aussi bonne de ma vie (désolée pour mon restaurant de viande fétiche le Top Grill et pour les végétariens qui seront peut-être déçus de savoir que je continue à manger de la viande malgré l’impact certain que cela a sur la planète ainsi que sur ma conscience). En revanche, c’est très cher. Mais ça vaut le coup. Allez voir la carte et vous déciderez, mais honnêtement les plats ont de la gueule, les cocktails sont très bons – et vous avez un monsieur qui les fait devant vous au bar avec des fruits frais -, la salle est topissime et les serveurs sont vraiment agréables. Ils m’ont même emballé le pain que je n’avais pas mangé pour que je le ramène à la maison. (Oui, je sais que pour certains ça peut paraître bizarre mais de 1 : je n’aime pas jeter, de 2 : il restait beaucoup de pain et de 3 : vous ne savez pas à quel point le bon pain est rare en Écosse). Autre anecdote : c’est le seul restaurant où, quand je regardais le menu, les deux groupes qui sont sortis m’ont dit « c’est trop bon, allez-y ». Enfin, les produits sont locaux et bios pour la plupart.

Par contre, c’est réservation quasi-obligatoire. C’est blindé tout le temps ! Et malheureusement je n’ai pas de photos à vous montrer car l’atmosphère de la salle se veut plutôt intimiste et donc la luminosité est faible, ce qui n’est pas top quand on a un appareil photo qui comme le mien fait un grain pas possible à partir de 400 iso.

Voilà, ce sont les deux endroits où l’on s’est régalés sur le Royal Mile. Il y a plein d’autres restaurants et pubs dans ces rues qui, je suis sûre, valent le coup d’être testés. J’en testerai peut-être d’autres avant la fin de mon séjour ici et, s’ils sont bons, je les ajouterai ici, promis ! Il y en a aussi qui sont juste potables. Un bon moyen de savoir si les restaurants servent une nourriture de qualité est de connaître l’origine des produits et notamment des viandes. Si l’origine est fièrement affichée c’est souvent un bon indicateur (ou de la publicité mensongère, ça arrive aussi malheureusement). Après, cela ne fait pas tout mais ça peut être utile !

Bien sûr, comme vous pouvez le constater, ceci n’est pas une visite exhaustive du Royal Mile et il y a sûrement plein d’autres choses à faire. Si vous avez-vous-même une activité, un magasin, un restaurant ou un café à conseiller sur cet axe mythique, n’hésitez pas, ça m’intéresse ! J’espère en tout cas que ma petite expérience sera utile à certains d’entre vous ou que vous vous évaderez quelques instants grâce à cet article. Merci d’être passés et peut-être à bientôt !

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